Le travail n’abîme pas par accident.
Il abîme par organisation, par silence, par renoncement collectif.
Ce matin, Le Point publie un article sur mon parcours.
Pas un récit lisse.
Pas une success story.
Un texte qui rappelle une chose simple que beaucoup préfèrent ignorer :
On peut maîtriser les procédures RH et produire, en même temps, des dégâts humains majeurs.
Le burn-out, le harcèlement, l’effondrement psychique ne sont pas des fragilités individuelles.
Ce sont des défaillances systémiques.
Et continuer à les traiter comme des “cas isolés” est une faute professionnelle.
Le droit du travail n’est pas un frein à la performance.
Il est ce qui empêche la performance de devenir violente.
Aujourd’hui, j’ai choisi de travailler là où ça dérange :
– prévention des risques psychosociaux,
– harcèlement,
– cadres juridiques ignorés ou contournés,
– secteurs sous tension où l’on confond encore pression et management.
À titre personnel, une année de plus s’ajoute au parcours.
Et avec elle, une certitude renforcée : je ne négocie plus avec l’essentiel.
Ce qui détruit n’est jamais performant — juste toléré trop longtemps.
Article à lire en commentaire.
Merci à MEDIA-START d’avoir laissé de la place à une parole qui dérange.
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